Mise en scène : Juliette Hecquet

Régie : Marie-Line Halliday

Avec :  Gabriel Gozlan-Hagendorf / Simon Lalane /

Joseph Lemarignier / Emie Redon / Hugo Serre / Florie Toffin

« Désolé, ça se raconte pas, faut y aller pour comprendre, et encore… Au début c’est comme un accélérateur de particules, avec les collisions en chaîne et tout. Ça se tient encore mais on sent qu’ils en ont tous vraiment gros sur la patate, à force d’être bombardés par les flux médiatiques dans tous les sens. Comme toi ou moi tu me diras, mais chez eux ça passe pas : les infos, la téléréalité, le Quart Monde, l’Hiver qui vient avec ou sans Gilets jaunes, il faut d’urgence qu’ils nous répercutent tout ça, qu’ils réagissent. Irradiés, radioactifs. Et alors boum, masse critique, la bombe à fragmentation explose, les voilà électrons libres dispersés à tous les vents, chacun prenant à partie son îlot de public comme si l’avenir de la planète en dépendait, et là tu perds vraiment pied. La seule évidence, c’est que, rassemblés sur la scène ou disséminés tous azimuts, c’est toujours un même corps qui palpite, se déploie et se contracte, t’avale et te rejette, hilare, sur un banc de sable avec tes compagnons de naufrage. »

Jean-Christophe Hecquet, spectateur, traducteur et papa de Juliette